The Ruby Suns:
Young Man:
Tanlines:
(photos Seb Grisey)
(merci à toute l'équipe des Trinitaires)
The Ruby Suns:
Young Man:
Tanlines:
Les deux canadiens avaient déboulé dans notre galaxie musicale il y a deux ans de cela avec un premier album éponyme fracassant, où les symphonies digi-punk (à base de sons 8-bits largement maltraités) composées par le velu Ethan Kath accueillaient les chants, cris et autres formes de hurlements d'Alice Glass, le plus souvent déformés voire torturés. L'énergie et la fougue qui s'en dégageait n'avaient alors d'égal que l'attitude totalement punk du duo, largement confirmée sur scène par ceux qui, hagards et en nages, ont eu la chance d'assister à un de leurs concerts et d'en sortir (presque) indemnes.
Des Czars, on avait vaguement entendu parlé, mais il faut admettre que l'on n'en savait en réalité pas grand chose. Groupe originaire de Denver, ils ont enregistré six albums sur l'excellent label Bella Union entre 1994 et 2004, année au cours de laquelle cinq membres du groupe le quittèrent pour laisser seul aux commandes son leader John Grant. Lorsque l'on apprend que ce dernier fut cordialement invité par les musiciens de Midlake à enregistrer avec eux son premier album solo dans leur studio à Denton, il devient quasi-impossible de ne pas s'intéresser à la rencontre.











Lorsqu'en 2005 parait le premier album de James Murphy (tête pensante du projet LCD Soundsystem, producteur émerite et co-fondateur de l'influent label DFA Records), qui contient des tubes interplanétaires comme Losing My Edge ou Yeah (sortis précédemment en single), celui-ci fait l'effet d'une bombe. Le New-York post-11 septembre se reconstruit ici et maintenant sur les cendres de son glorieux passé et de sa riche histoire musicale. Téléscopage entre punk et electro-disco, la musique de LCD Soundsystem repose sur une posture permanente d'hommage, mi-respectueuse mi-ironique (Losing My Edge ou Daft Punk is playing at my house et son name-drapping chargé). Le bonhomme connait la musique, «he's got a plan» comme on dirait outre-Atlantique, et il semble bien décidé à nous faire partager cet amour à travers une communion hédoniste.
Leur premier excellent album, Antidotes, propulsait d'emblée Foals dans la catégorie des groupes qui comptent et qui vont certainement compter à l'avenir, aux côtés de Bloc Party ou de The Klaxons. Tout laisse à croire qu'avec ce second essai, le groupe britannique, qui a pourtant pris ici un chemin bien différent, sait pertinemment ce qu'il veut et vers quoi il se dirige.
Foals "Spanish Sahara" from Sub Pop Records on Vimeo.